Samedi 4 juillet 2026
Le Puy du Fou ou la France vivante.
Il y a une France qui n’a pas dit son dernier mot, je l’ai vu. Elle est en Vendée et ailleurs assurément.
Elle a le sens du détail, rien n’est laissé au hasard. Propreté, sympathie, clarté. Oui, clarté. Il y a tellement de « loustics » à Paris et aux alentours que l’on finit par oublier ce que c’est qu’être net.
Elle est fière. Elle a de quoi. Son héritage l’y invite. Elle le sait comme elle sait aussi qu’il ne lui pardonnera pas qu’elle le trahisse. Les yeux de ses aïeux sont braqués sur elle. Elle doit bien faire, toujours se dépasser.
Elle bosse et c’est rare dans le pays actuel où cultiver le temps libre est une nouvelle religion.
Dimanche 5 juillet 2026
Douceur de la banlieue parisienne.
Je n’aurais jamais pensé écrire cela tant j’ai longtemps détesté Paris et tout ce qui s’y rattache. Mes réserves concernant Paris sont entières, celles au sujet de la banlieue s’atténuent.
Je suis quelque part près d’Orly. Zone pavillonnaire composée de maisons construites dans les années 1970 et 1980. A l’époque, on avait encore du goût. Les fenêtres avaient encore des volets. Les portes des marquises et les façades des ornements. Aujourd’hui, on a l’impression d’habiter des squelettes morts : que du plastique et du verre.
Les rues sont propres, le trottoir est impeccablement recouvert d’un goudron rouge rosé. Les parterres de fleurs sont tenus, les ordures ramassées. La Civilisation résiste ici.
Que se passe-t-il à Paris ? Par contraste, la capitale est un dépotoir, mal-fréquenté et hors-de-prix. Paris ou le tiers-monde surfacturé.
Lundi 6 juillet 2026
Mais que fait Marine Le Pen ? A quoi est occupé Jordan Bardella ?
Lyhanna, Louis, scandale du préscolaire à Paris et j’en oublie et la direction du RN se contente du service minimum. Un tweet ici ou là, une interview sur BFM ou LCI. Le pays est secoué par une affaire Dreyfus chaque semaine et les patrons du RN pratiquent le « business as usual ».
Je me demande s’ils veulent vraiment le pouvoir car quelqu’un qui aspire au pouvoir s’engouffre dans les brèches béantes que le réel trace à coups de poing dans le récit officiel. Et vous et moi savons que ce récit officiel est un mensonge infect qu’une grande partie de l’opinion publique avale à grandes bouchées. Alors quand il s’effondre, le propre du politique est de planter son récit et de ridiculiser l’establishment. Il s’agit de piétiner l’emblème de l’ennemi et de le faire savoir.
A Narbonne pour l’hommage à Louis, lynché par 5 sauvages, Zemmour était présent. Il était la seule figure parisienne de poids sur place. Il fallait que Marine ou Jordan soient là. Ils ont préféré tenir une réunion politique au nord de la France. Le cœur de la France était ce weekend à Narbonne, pas ailleurs. Un cœur poignardé et saignant. Il fallait être parmi ses femmes en blanc, telles des infirmières au chevet d’un pays malade qu’il faut panser et consoler.
Pauvre France dont les amis sont tièdes et les ennemis enragés.
Retrouvez les autres articles de mon journal ici:
https://www.drissghali.com/fr/journal/


Leave a Comment