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Journal des mois de mai et juin 2026

By Admin | Journal | 0 comment | 18 June, 2026 | 0

 

Samedi 02 mai 2026

Madame vient d’arriver. Finie la récréation.

Le couple me fait du bien. Le concept et le format me cadrent et m’inspirent. Seul, je sais vivre. A deux, je vis mieux. Ma femme résiste à ma constante dérive personnelle vers les eaux vives de la mélancolie.

Lundi 04 mai 2026

Londres, pas si mal que ça.

Je m’attendais au pire, j’ai trouvé une ville bien plus propre et tenue que Paris. Pas de trace d’urine de chien, pas ou très peu de SDF. A chaque station de métro, il y a au moins une personne portant uniforme pour surveiller les barrières d’accès et renseigner les usagers. A Paris, quand il y a un être humain au service de la RATP, il est caché dans un bunker et un micro.

Bien sûr, il y a les islamistes, les violeurs pakistanais, l’ignoble Keir Starmer. Tout cela existe, je n’ai rien vu. Je n’avais que trois jours alors j’ai posé mes yeux sur le Londres sain et sauf.

Mardi 5 mai 2026

La France s’en va.

Il y a désormais des trous dans le trottoir. Jadis, ce genre de paysages était l’apanage du Maroc et d’autres pays du Tiers-Monde. Jadis, la France était l’Occident, le développement, le sérieux.

Le changement survient si vite.

Jeudi 28 mai 2026

Retour à la vie civile après quinze jours de tourment.

J’ai beau faire des promesses à moi-même, le parjure me rattrape toujours.

Pour me dérailler, il suffit de la conspiration de deux trous du cul. En général, l’un vient de l’intérieur (de la famille en l’occurrence) et l’autre de l’extérieur.

Un de mes plus grands défauts est de croire que tout le monde pense et ressent les choses comme moi. Il y a malheureusement trop de trous du cul.  C’est une épidémie mondiale.

Vendredi 29 mai 2026

Jour 1 au Danemark. Le choc. Autour de moi, des blancs en grand nombre, en bonne santé, la peau soignée, les cheveux propres.

La France est vraiment en voie de déclassement. Le Parisien est déjà le tiers-monde aux yeux du Danois.

ô blonde baltique ! prends soin de ce pays béni ! chéris l’homme de ta terre et suscite en lui le désir de la défendre au rique de sa vie ! Trop de pays qui se croyaient plus malins que les autres ont sombré : la Suède où tes semblables sont violées par des prédateurs étrangers ; la France réduite au rang d’un hall de gare, surfacturé et saturé ; la Belgique islamisée sans s’en rendre compte et la liste est longue.

Samedi 13 juin 2026

La Coupe du Monde a commencé. Les cocus du monde entier sont contents. Ils recevront leur opium et feront la fortune d’hommes hissés au rang d’icones par une force maléfique et malicieuse qui rabaisse les vraies élites et élèvent les zélites.

Le Maroc joue ce soir. Il aligne 11 joueurs tous nés à l’étranger. Même l’entraîneur est issu de la diaspora !

L’Empire Chérifien est reconstitué de la plus inattendue des manières. Des bords de l’Amstel à ceux du Danube, il ramasse ses enfants et les envoie défendre ses couleurs.

Dimanche 14 juin 2026

Le foot est insupportable mais l’épouse de Neymar Jr est une belle surprise dans un monde de brutes.

Je regarde régulièrement son « journal de bord » sur Youtube. S’y vérifie la prophétie du professeur Mafesoli selon laquelle le quotidien est essentiel et qu’il dit vrai alors que les idéologies nous trompent et se trompent.

Bianca Biancardi, c’est la vie dans son injustice. Elle est née jolie, elle est tombée sur Neymar et puis c’est tout. Le reste a suivi : une troupe de maquilleurs, de coiffeurs et de diététiciens s’occupent d’elle. Un détachement de nurses, de nutritionnistes et de gardes privés assurent à ses deux filles une enfance heureuse.

Pourquoi je l’aime bien ? Parce qu’elle est jeune et jolie, bien sûr mais pas seulement.

Bianca vit son privilège, elle accepte le monde tel qu’il est, elle y assume sa place et ne se dérobe pas. Elle ne veut pas le réparer à l’image des précieuses ridicules qui peuplent le monde des célébrités brésiliennes (et françaises au passage). Point de discours grandiloquent sur la faim en Afrique ou la misère des enfants des rues.

Et tant mieux comme ça ! Rien de mieux que la vérité.

Lundi 15 juin 2026

Trump a fait le con. Il paie le prix. Et nous avec.

Sa défaite face à l’Iran signe probablement la fin de sa présidence. A partir de maintenant, il sera un oiseau blessé, englué dans l’impopularité et dans la fange d’un Congrès dominé par l’opposition.

Sera-t-il capable de terminer le travail (salutaire) entamé face au wokisme et à l’Etat profond ?

Qu’en sera-t-il de nous en Occident, privés d’inspiration ? Trump ne nous a jamais trompés mais il nous a tellement réconciliés avec la saine agressivité et la bonne colère. Sans lui, nous sommes tels des nains parachutés à Okinawa au pic des combats en juin 1945.

Mercredi 17 juin 2026

Toutes ces années tu m’as manqué

On a changé, on a grandi trop loin tout le temps

Toutes ces années tu m’as manqué

On a changé, on a grandi trop loin tous les deux

Vous vous souvenez de cet air qui date de déjà 20 ans ?

Paris avait un brin d’outre-mer ce matin de canicule. Parmi les employés de bureau qui font la gueule et les hommes en costume qui suffoque dans des rames de métro surchauffées, il y avait deux filles des îles.

Que dis-je d’Afrique !  Elles sont peut-être béninoises, peut-être martiniquaises, je ne sais pas, j’étais trop loin pour les entendre parler. Peu importe, c’est l’Afrique. La grande et belle Afrique. Celle que j’aime et expérimente au plus proche quand je suis au Brésil. Eh bien ce matin, elle est sous mes yeux avec ses bras teintés d’une crème qui les rend luisantes et brillantes au loin. Les bras, les épaules, le ventre, les jambes.

Dans toute la rame de RER, elles sont le seul rayon de lumière. Le reste est gris, manque de vie et de fraîcheur. Une prairie asséchée par une canicule repentine. Je ne sais pas mais en les regardant j’ai l’impression de faire la rencontre de la Fertilité.

Elles ont 20 ans, peut-être. Mes gênes et mes neurones me le disent. Me le crient.

La ligne fait terminus à Versailles, peut-être qu’elles vont visiter le Château. Le lieu saint de la France véritable. Un temple autour duquel tous les Français, vieux et neufs, doivent se rassembler.

Assez de philosophie. Je descends bientôt.

L’Afrique est belle, la France est belle. Pourquoi préférer l’une à l’autre ? Pourquoi avoir à choisir ?

Les abrutis qui nous gouvernent veulent mélanger les deux, nous faire croire que l’on peut-être l’une et l’autre. Ils sont fâchés avec la Beauté.

A vrai dire, il y a eu fusion entre l’Afrique et la France : aux Caraïbes.

Il y a me semble-t-il, une identité spécifique aux Antilles françaises : ni africaine, ni française au sens de la France conventionnelle. Elle est bien sûr de nature française mais elle a une autre épaisseur et consistance que l’identité d’un breton ou d’un auvergnat.

Assez de philosophie, j’ai dit !

Tiens, elles descendent avec moi. Ah cette peau vernie, on dirait un bois noble peint avec soin par un artisan méticuleux. Elles ne portent pas de soutien-gorge comme Louison, la femme africaine et très éphémère de Romain Gary.

« Je l’ai vue un jour marcher sur la route, les seins nus, portant sur la tête une corbeille de fruits. Toute la splendeur du corps féminin dans sa tendre adolescence, toute la beauté de la vie, de l’espoir, du sourire, et une démarche comme si rien ne pouvait vous arriver. Louison avait seize ans et lorsque sa poitrine me donnait deux cœurs, j’avais parfois le sentiment d’avoir tout tenu et tout accompli. J’allai trouver ses parents et nous célébrâmes notre union à la mode de sa tribu… »

Ça s’est passé il y a 80 ans.

Là voici, l’Afrique devant moi.

Jeudi 18 juin 2026

Macron à Versailles ressemble à un colon qui décide d’organiser une fête privée dans le temple du peuple qu’il vient de soumettre. Trump, lui, contemple les splendeurs d’une civilisation disparue comme un touriste prend des photos au cœur d’une pyramide au Caire.

 

Vendredi 19 juin 2026

La Nouvelle France, je la vois tous les matins.

La rame du RER C est climatisée (ô grâce !), les cloisons sont recouvertes d’une sorte de papier-peint qui feint une bibliothèque ancienne. La France, pays de littérature. Ouf, l’honneur est sauf ! Face à moi, un adolescent noir. Ébène. Il est penché sur son téléphone. Il m’a regardé avec pitié : avec mon costume et ma cravate, je dois susciter l’empathie. Eh oui, le climat a changé, c’est ça aussi la Nouvelle France. Dans la rangée suivante, une vieille femme, blanche. Elle aussi a les yeux fixés sur son téléphone. Tout à côté, un Arabe qui dort. Il est 9h. Tête de travailleur, le genre d’Arabe dont la bourgeoisie parisienne n’a que faire. Elle les aime ensauvagés.

La société française est un fleuve impétueux qui charrie des cailloux, du bois mort et cargaisons précieuses.

Que fait la droite face à ce flot survolté et imprévisible ? Rien, à part pleurer.

Un jour, si nous ne faisons rien, il nous engloutira tous.

Samedi 20 juin 2026

L4 RATP ce matin, un jeune noir torse nu. Pourquoi ? Juste pour renforcer le stigmate contre les Africains ? Il méritait deux baffes ou plutôt un père aimant qui le ramène au bon chemin. Plus tard, sur la même ligne, un jeune SDF à l’odeur infecte et aux pupilles dilatées, il demandait de l’argent agressivement. Il mérite un internement obligatoire en hôpital psychiatrique. D’une manière générale, on a l’impression d’un pays qui n’est pas tenu.

Dimanche 21 juin 2026

Fête de la Musique.

Deux publics à problème, deux besoins à assouvir.

Le premier : la racaille au sens large, composés d’enfants d’immigrés et de Français de souche assimilés à la sous-culture banlieue*. Leur cas est le plus simple à comprendre. Ils sont en « mode conquête ». Après avoir confisqué les « quartiers », ils confisquent désormais les cœurs de ville. Comme ils n’ont ni tanks ni QI, ils mènent une colonisation « low cost » et sans feuille de route. Ils donnent des coups, ils crient, ils suent et la voie s’ouvre devant eux. Même la police a pour consigne de ne pas taper trop fort, elle risquerait de faire mal à un « petit ange ». Ne cherchez pas de traces de l’Islam ici, l’enjeu est ailleurs. La conquête est menée au nom d’une identité nouvelle qui n’est ni française ni totalement étrangère. Les filles qui se frottent sur de jeunes garçons, au-dessus du parechoc d’une voiture défoncée, ne font pas l’apologie d’une religion ou d’une civilisation en particulier. Elles expriment l’émergence d’un monstre né en France de parents étrangers : le papa est le ghetto américain, la maman est le tiers-monde. Ce sont des beaufs d’un genre nouveau : ils sont jeunes, ils sont vulgaires, ils sont laids.  La France est devenue une gigantesque usine à cas sociaux, fascinés par l’esprit racaille et fâchés avec le pays qui leur a tout donné (à part une structure mentale et morale).

Le second public est bien de chez nous. Blanc et chrétien délavé. Il ne brille pas plus que le premier par son QI, l’Education Nationale est passée par là. Mais, il a peut-être compris quelque chose : que tout était fini, que l’on se « fout » de lui puisque l’économie est à plat et que la disette arrive. C’est le fils de l’héritier qui a 50 ans aujourd’hui et a réussi à camoufler son grand déclassement grâce à un héritage providentiel, reçu de la génération boomer.  Tel a reçu un appartement à Paris ou à Nice qui a pris 100% en 20 ans. Assez pour lui faire croire qu’il participe encore de la classe moyenne. Tel a attrapé à la volée une assurance-vie qui paie les vacances que son travail ne parvient plus à financer depuis des lustres. Eh bien, les gosses de ce bonhomme ou de cette bonne femme ont compris que la fête est finie. L’immobilier inaccessible d’un côté et la perspective d’être remplacé par une IA leur ont ouvert les yeux. Alors, à défaut de partir (où ?) ou de faire la révolution (le porno les a vidés de toute énergie révolutionnaire), ils dansent, ils crient, ils urinent dans la rue, ils lancent des mortiers parfois, ils imitent vaguement les sauvages du premier groupe.  Tel est leur seul point commun au-delà de l’âge bien entendu, le reste, tout le reste les sépare : le code postal, les habitus, jusqu’à la langue dans certains cas. Ils savent qu’ils sont en sursis, qu’ils sont les prochains à déguster. D’ailleurs, ils dégustent déjà, à la sortie du collège ou dans les transports. Ils savent bien que la température monte et que le racket du quotidien (« globalement sous contrôle » pour paraphraser mon philosophe favori) débouchera sur le corps-à-corps. Certains s’entraînent au krav-maga. Même dans les beaux quartiers.  Ils savent que « l’Etat de droit » n’est pas digne de confiance, qu’il leur a tourné le dos. La preuve : ils « font les cons » dans leur coin, loin du premier groupe. Ils sont fous mais trop.

En se comportant de la sorte lors de la Fête de la Musique, ils nous font savoir qu’ils ont compris, qu’ils savent que tout est mensonge et dissimulation. Ils nous font un bras d’honneur. Ils sont comme l’ivrogne qui traite le videur de tous les noms d’oiseau quand il se penche sur lui pour lui signifier que la fête est finie.

Le reste du temps, quand il n’y a pas de prétextes à sortir et à hurler, ils font semblant de travailler ou d’étudier. Ils « plantent » comme ils peuvent un système en bout de course et à bout de souffle.

Ceci n’est qu’une hypothèse. Pour la vérifier, il faut avoir 15 ans et les hormones qui vont avec.

Il nous est possible cependant de confronter leur profil à celui des jeunes de Mai 68.

Les deux groupes n’ont rien à voir. Les jeunes blancs de l’époque représentaient des petits gâtés, enfants des Trente Glorieuses, qui présentaient une facture immense à la société de leurs parents. Les jeunes blancs que je décris aujourd’hui n’ont aucune revendication, ils savent que le frigo est vide. Ils n’ont aucune revendication. Ils exercent leur droit à une dernière danse avant de mourir ou de monter au front.

*Je précise à l’intention de la Ligue de la Vertu que le premier groupe ne concerne qu’une infime minorité des immigrés. En vérité, il les martyrise autant qu’il martyrise le corps social dans son ensemble. Il mène une même guerre à l’immigré honnête et ambitieux qu’au petit blanc qui l’insupporte car bien que pauvre il ne brûle rien et ne casse rien.

Lundi 22 juin 2026

Éloge de la femme noire.

Chaque jour, il m’arrive d’en croiser au moins une qui parvienne à égayer le désastre roulant nommé « RATP ». Celle de ce matin ressemble à une statue grecque égarée dans un temple dévasté.

A défaut de soigner la France (est-elle curable ?), l’Afrique lui offre quelques rayons de soleil. Quelques enclaves de fertilité sur un sol abîmé par ses enfants naturels.

Robe légère jaune orange, motifs noirs et verts. La vingtaine. Les belles africaines ont toujours l’air d’avoir 20 ans. Cheveux lisses, tenus en queue de cheval. Un casque blanc sur la tête comme une Viking dotée de bluetooth.

Ah Occident ! Tu t’infiltres partout !

 

Retrouvez les notes du mois précédent ici:

https://www.drissghali.com/fr/2026/04/09/journal-du-mois-davril-2026/ 

 

 

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