Les leçons d'un attentat

Le ou les terroristes qui ont assassiné le professeur Samuel Paty ont « fait mouche »

dans le sens où ils ont abattu simultanément plusieurs totems réputés intouchables, mais qui étaient vermoulus depuis longtemps. En voici une synthèse rapide.

Le mythe du vivre-ensemble est mort. Il est décapité. L’idéologie de gauche qui régit les réactions et les sentiments (autorisés) des Français concernant l’immigration est par terre, sa tête git sur le trottoir. Désormais, c’est la loi du plus fort c’est-à-dire la loi du peuple le plus violent et le plus déterminé qui s’impose. Et ce peuple n’est pas le peuple français, c’est un peuple nouveau, arabo-africain disons, qui trouve licite que l’on tue le blasphémateur et naturel que l’Islam se déploie, sans aucune restriction, en France.

Le plan de lutte contre le séparatisme de Monsieur Macron est mort-né. C’est un avortement des plus sanglants car, à peine annoncé, il a été démenti par la lame tranchante du réel. Quel est le fonctionnaire qui va oser défendre la laïcité quand on décapite un professeur pour un oui ou pour un non ? C’est un plan de lutte contre l’insurrection dont la France a besoin.

L’Education Nationale est blessée au cœur. Le meurtre de Samuel Paty symbolise le fiasco de quarante ans de rééducation du peuple français pour en faire une foule soumise, repentante et agenouillée. Ce sont les professeurs qui ont enseigné la haine de la France aux enfants des immigrés, ce sont eux qui leur ont inculqué le principe de persécution qui les tourmente (repentance coloniale et racisme systémique).   Il est évident désormais que l’Education Nationale fait partie du problème et non de la solution, les complicités internes au sein de l’établissement et la lâcheté de la hiérarchie en témoignent.

Les indigénistes ont été démentis. Ils ont été privés de leur principal argument car on ne décapite que les blancs en France. Où est donc ce prétendu « privilège blanc » si seule une communauté a le privilège de se faire violer, mutiler et assassiner ? Victorine, Augustin, Marin, Arnaud, Philippe et la liste est longue malgré l’omerta des médias à la solde des ennemis de la vérité. Il est peut-être temps que les indigénistes et autres décolonialistes ouvrent un livre et se mettent à niveau. Grâce à Dieu, la « pensée blanche » est riche en enseignements, même pour eux : Levi Strauss, Weber, Braudel, Berque et j’en passe. Qu’ils lisent les grands classiques pour relire ensuite Fanon et Césaire avec un peu de bon sens et d’esprit critique.

La presse française est morte même si elle reste debout, soutenue à bout de bras par les subventions publiques et les oligarques qui lui disent quoi dire et qui encenser. Elle a perdu toute crédibilité, elle qui a vendu le « rêve multiculturel » comme jadis des journaux stipendiés avaient vendu aux Français le « rêve colonial ». La plus grande fake news des cinquante dernières années est, qu’on le veuille ou non, le mythe d’une immigration « chance pour la France ». Nous en vivons les conséquences dramatiques sous la forme d’une guerre de religion larvée et d’un ensauvagement généralisé. Il y a certes des magnifiques réussites individuelles, mais elles ne sauraient masquer le naufrage collectif de nombreuses diasporas qui caracolent en tête de toutes les statistiques à problème : population carcérale, taux de chômage,  dépendance aux allocations etc.

Enorme camouflet aux ennemis de la Russie et à la diplomatie française ! Nous nous sommes fâchés avec les maîtres du Palais de l’Hermitage pour coucher avec les montagnards du Caucase. Le terroriste d’Eragny nous a rappelé ce que c’est que le Caucase et surtout la Tchétchénie : une réserve de violence à disposition des civilisations voisines qu’elles soient perse, ottomane ou russe.  Bravo le Quai d’Orsay !

Le corona n’est pas la priorité, la dislocation de la France l’est sans l’ombre d’un doute. Encore une fois, M.Macron confirme qu’il est le président du hors-sujet : il a plongé le pays dans l’hystérie à cause d’un « petit » virus alors que la société est au bord de l’explosion. Chapeau l’artiste ! A moins que cela ne soit une opération d’auto sabotage…

Avec tout ça, on va où maintenant ? La seule urgence pour le moment est d’éviter la guerre civile. Un danger qu’il est possible de désamorcer si on s’inspire de la recette que je détaille ici.

Driss Ghali, le 20/10/2020